Rentrée à la maison après s’être acordé quelques saisons d’expatriée, c’est un peu comme se sentir pléthorique, remplir ses poumons d’un grand bol d’air et surtout croire qu’il n’y a rien d’impossible.

C’est de la bombe, du plaisir, de la joie, du bonheur, de l'euphorie.

Mamie vous embrasse.

Vous pince les joues.

La première semaine les fêtes de famille s'enchainent à un rythme fou. Vos amis n’en peuvent plus d'attendre pour célébrer le fameux retour.

Vous...

Vous, vous êtes totalement déconnecté de la réalité. Branché sur les ondes dune autre planète.

Il existe une règle exponentielle chez les voyageurs.

"Plus votre voyage dure longtemps ou plus vous êtes partie loin, plus grandes seront vos sensations."

Cette règle universelle s’applique aussi pour l’effet de choc dans lequel nous entrons juste après le retour.

Cette sensation pourrait être proche à celle de flotter à la dérive et sans destination sur une mer en apparence trop calme. Vous vous rendrez vite compte que pendant votre absence, la vie a continué. Evidemment jusqu'à aujourd'hui cela ne vous avez pas affecté.

Mais rapidement, là où tout était facile et simple, tout devient compliqué… les habitudes, les horaires, les mots, les gens.

Néant!

Désaparition totale de la bombe, du plaisir, de la joie, du bonheur, de l'euphorie initiale!

Comme le processus insurmontable de réadaptation à une vie, que vous croyiez celle de toujours. 

Mais qui finalement semble être encore plus nouvelle que celle laissée derrière vous.

Vide de sens et trop plein de sensation étrange.

Le risque majeur dans cette histoire.

La sensation de ne plus jamais se sentir à sa place, chez soi.

Quand vous voyagez beaucoup.

Vous avez à la fois la sensation de ne pas être un authentique locale dans votre pays d'accueil… et vous n'êtes jamais 100% satisfait chez votre supposé chez vous.

Vivre dans un autre pays, c’est une expérience qui change votre vie pour toujours.

Vous ne serez plus jamais la même personne et vous ne percevrez plus les choses de la même façon.

Chez vous, les gens attendent de que vous vous comportiez de la manière dont vous l'avez toujours fait.

Un va et vient qui résiste à la tentation de vous tranformer en votre ancien vous.

Le fil du temps, se traduit par la venue du syndrome du voyageur éternel.

Et la mélancolie, elle, se traduit par l’envie de retourner en courant dans cette endroit où vous vous êtes senti pour la première fois vous-même.

Je suis peu être de celle qui une fois partie, ne sera plus jamais capable de revenir.

C’est sûrement mieux comme cela.

Je sais d'où je viens, mais pas où aller.

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